Retrouvez cet article dans : Linux Pratique Hors série8
GNU est le premier projet de développement d'un système d'exploitation libre. Il a été motivé et démarré par Richard M. Stallman en 1983 (voir page 13). Le développement de ce système d'exploitation démarra par la programmation d'un compilateur C libre, point de départ essentiel pour le développement des autres outils nécessaires au futur système.
Le sigle GNU en lui-même est un acronyme récursif signifiant Gnu is Not Unix, afin de préciser que ce système d'exploitation mimant Unix n'en contenait pas une ligne de code.
En 1985, devant l'ampleur du projet, RMS mit en place la FSF, Free Software Foundation, afin de recueillir des fonds et de pourvoir le projet d'une structure juridique.
En 1989, ayant substantiellement avancé son projet, avec déjà l'aide de nombreux collaborateurs, RMS travailla sur la licence libre GPL, General Public Licence, afin de protéger de façon concrète les productions libres. Cette licence protège de nos jours de 60 à 70% des Logiciels libres de par le monde.
Enfin, en 1991, alors que le nouveau système d'exploitation était relativement abouti (interfaces, système de fichiers, outils...), il y manquait encore une pièce maîtresse : le noyau. Un noyau GNU, actuellement nommé GNU Hurd, avait été planifié par les membres du projet, mais son développement était lent et chaotique. Alors, quand un jeune étudiant finlandais du nom de Linus Torvalds annonça être en train de développer un petit noyau compatible Unix pour occuper son temps libre, il suscita bien plus d'intérêt qu'il ne l'avait prévu. En effet, les premiers prototypes de systèmes GNU fonctionnant avec le noyau de Linus firent leur apparition dès l'année suivante, et, comme l'ensemble était satisfaisant, les premiers systèmes GNU/Linux virent le jour, après que l'" Unix-ification " du prénom de Torvalds eût été choisie pour nommer son noyau.
Après environ une dizaine d'années de très grande tranquillité, le développement du noyau Hurd prévu originellement pour le système GNU connaît quelques soubresauts, mais un système GNU/Hurd n'est toujours pas envisageable pour le grand public. À l'inverse, des hybridations telles que GNU/kFreeBSD, GNU/NetBSD, GNU/Solaris sont, elles, viables, et assureraient la continuité des systèmes d'exploitation libres si jamais l'actuel noyau Linux connaissait des problèmes de licence ou autre.
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