Édito : GNU/Linux Magazine HS N°63
Mis en ligne le : 06/11/2012
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    Ce hors-série est entièrement consacré au Go. Oui, vous avez bien lu : le Go. Pourquoi parler de cela dans un beau numéro hors-série de GNU/Linux Magazine ? Denis Bodor serait-il devenu champion du monde de Go et toute la rédaction le vénérerait-elle au point de lui dédier un hors-série ? Ça vous paraît absurde ? Pourtant, le Go, malgré des règles très simples, offre de grandes possibilités de développements stratégiques. On peut rapidement apprendre le Go, mais une maîtrise complète demandera quand même un peu de patience et d’entraînement. Ce jeu se joue à l’aide de petites pierres noires et blanches sur un plateau appelé goban. Chaque joueur se voit attribuer une couleur et doit placer ses pierres sur une intersection vide du goban, de manière à occuper le plus d’espace possible en formant des territoires les plus importants possibles. Au cours du jeu, on peut retirer des pierres adverses du goban si on les emprisonne : il suffit de les encercler et de les priver de leur dernière liberté (espace adjacent libre). Les pierres adjacentes d’une même couleur forment une chaîne et augmentent leur nombre de libertés. Si une pierre isolée a normalement quatre libertés, deux pierres adjacentes en ont six, et ainsi de suite. Il est donc intéressant de créer des chaînes pour limiter le risque de voir ses pierres emprisonnées et retirées du jeu. À la fin du jeu, on compte le nombre de prisonniers et la taille des territoires constitués par les pierres des deux adversaires.

    D’un point de vue informatique, le jeu de Go est un problème complexe d’intelligence artificielle. En effet, contrairement aux échecs où l’algorithme du min-max permet d’obtenir de bons résultats en calculant un arbre des n prochains coups possibles et de déterminer quel déplacement engendrera le gain du plus de points possible, dans le jeu de Go le nombre de coups est tellement élevé et il est si difficile d’estimer les territoires que cette méthode échoue. À l’heure actuelle, ce sont les algorithmes basés sur la méthodes de Monte-Carlo qui donnent les meilleurs résultats. Pour simplifier, en fonction d’une partie en cours sur le goban, on génère des parties aléatoires, on détermine ensuite quel coup a produit le meilleur score moyen à la fin des parties obtenues en débutant par ce coup et on le joue. Un petit peu d’intelligence (heuristique) est bien sûr ajouté par la suite pour aider l’ordinateur à faire son choix...

    Ah ? On vient de me prévenir que je m’étais totalement fourvoyé... Il ne s’agit pas du jeu de Go, mais du langage Go ! Je ne vais quand même pas tout ré-écrire ! Si vous ne voulez pas vous aussi vous perdre dans les méandres sans fin des règles et tactiques du jeu de Go, n’effectuez vos recherches web sur le langage Go qu’à l’aide du mot-clé " golang " et non " go ", vous gagnerez beaucoup de temps...

    Tristan Colombo

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