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(Aparté) Pour être honnête...
Pour cet article, le serveur et le terminal ont été en réalité installés dans deux machines virtuelles VmWare, le tout fonctionnant sur un Pentium IV à 3.2 GHz équipé de 1 Go de mémoire. Le serveur virtuel s’est vu attribué 400 Mo de mémoire, le terminal 64 Mo, la machine hôte restant réactive et l’ensemble tournant assez confortablement. Le monstre évoqué en introduction serait capable de " tirer " 20 ou 30 terminaux sans trop de souci.Installation du serveur
La base utilisée est une distribution Edubuntu [3], une variante d’Ubuntu destinée aux enfants en général et à leur éducation en particulier. Toutefois, ce qui suit est parfaitement valable pour la distribution Ubuntu " normale " ou l’autre variante Kubuntu, qui utilise KDE plutôt que Gnome. L’installation du système sur le serveur ne sera pas détaillée, tellement sa simplicité confine à la trivialité. Normalement, à l’issu de l’installation vous obtenez l’écran d’accueil d’Edubuntu :
$ sudo apt-get install ltsp-server-standaloneL’installation de ce paquetage va nous permettre de mettre en place notre configuration le plus simplement possible, avec attribution automatique des adresses IP des clients par un serveur DHCP propre. Cela fait, quelques réglages sont à effectuer, notamment en ce qui concerne les adresses IP. Si vous utilisez un réseau privé de classe A comme votre serviteur, une paire de fichiers est à modifier. En premier lieu, corrigeons la configuration du serveur DHCP réservé à LTSP, qui se trouve dans le fichier
authoritative;
subnet 10.0.0.0 netmask 255.0.0.0 {
 range 10.0.0.100 10.0.0.200;
 option domain-name "example.com";
 option domain-name-servers 10.0.0.3 ;
 option broadcast-address 10.255.255.255;
 option routers 10.0.0.2 ;
 option subnet-mask 255.0.0.0;
 filename "/ltsp/pxelinux.0";
 option root-path "/opt/ltsp/i386";
}
La ligne introduite par portmap: 10.0.0.0/8 rpc.mountd: 10.0.0.0/8 rpc.statd: 10.0.0.0/8 in.tftpd: 10.0.0.0/8Cela ouvre les services nécessaires à toutes les adresses IP présentes sur le réseau. Pour un déploiement sur une échelle plus grande que votre chambre, il peut être préférable de limiter à quelques plages d’adresses ou sous-réseaux. Il est maintenant nécessaire de redémarrer le système NFS pour l’accès aux systèmes de fichier par réseau, à l’aide de ces trois commandes :
$ sudo invoke-rc.d nfs-kernel-server restart $ sudo invoke-rc.d nfs-common restart $ sudo invoke-rc.d portmap restartEnfin, la dernière étape est de préparer l’environnement qui sera utilisé par le système fonctionnant sur les clients. Ceux-ci n’accèderont en effet pas au système principal, mais à un environnement chrooté. La commande à lancer est simplement :
$ sudo ltsp-build-client --mirror http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntuLe paramètre
$ sudo mount /dev/hdc /media/cdrom0 $ sudo ltsp-build-client --mirror file:///media/cdrom0Oui, il y a bien trois / dans la ligne précédente, ce n’est pas une erreur. Cette commande va créer une arborescence dans
Préparation du terminal
Première remarque : il semble indispensable de disposer d’au moins 64 Mo de mémoire sur celui-ci. En dessous, des problèmes peuvent survenir et empêcher le démarrage du système. Deuxième remarque : il n’est pas nécessaire que cette machine dispose d’un disque dur ou d’un lecteur de CD-ROM. Une carte réseau et un lecteur de disquette suffisent. Et si ce terminal est suffisamment récent pour être capable de démarrer sur le réseau ou que vous pouvez installer une ROM sur la carte réseau, le lecteur de disquette n’est même pas indispensable. Le cas le plus fréquent est toutefois probablement celui d’une machine ancienne et sans possibilité d’installer une ROM. Nous allons donc examiner le cas d’un démarrage sur une disquette. Mais dans tous les cas, il est indispensable de connaître précisément le modèle de la carte réseau. Il est en effet nécessaire de générer un micro-système permettant au terminal de démarrer, puis de récupérer son véritable système par le réseau. C’est précisément l’objet du projet Etherboot [5]. Mais plutôt que d’entrer dans des détails compliqués (quoique fort intéressants), nous allons utiliser une facilité offerte par Marty Connor sur le site ROM-o-matic [6], qui consiste à générer automatiquement une image ROM pouvant être inscrite dans une carte réseau ou placée sur une disquette. Choisissez de préférence la dernière version stable, 5.4.1 au moment où j’écris ces lignes. Il faut d’abord choisir le modèle de carte réseau. 270 sont reconnues, vous devriez donc trouver la vôtre. Dans le cas présent, l’image$ dd if=eb-5.4.1-pcnet32.zdsk of=/dev/fd0Naturellement, adaptez le nom de l’image ROM à celle que vous avez obtenue du site ROM-o-matic. Ouf ! Maintenant, tout devrait être prêt. Insérez la disquette dans le lecteur du terminal, puis démarrez-le.
Connexion
Normalement, vous devriez voir quelque chose comme ceci sur l’écran du terminal alors qu’il démarre :

 





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