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    Retrouvez cet article dans : Linux Magazine Hors série 15

    Les photos, comme toute chose, montrent l'empreinte du temps. Heureusement, aujourd'hui, il est possible au commun des mortels de numériser ces vieilles photos abîmées afin de les restaurer. C'est un travail délicat et long, mais toujours payant, même si certaines parties de l'image ne peuvent être récupérées.

    La restauration de photos abîmées, usées, déchirées permet, dans la plupart des cas, d'obtenir une version numérique améliorée ou corrigée à partir d’un "brut de scan". Pour notre exemple, nous avons délibérément endommagé une photographie tirée sur papier et nous l'avons ensuite numérisée au scanner en niveaux de gris. Le résultat de l'opération donne, plus ou moins, toutes les détériorations possibles de ce type de photos (figure 1).

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    Nous avons ici une photo déchirée en deux parties, et deux pliures qui ont manifestement décollé des morceaux d'image. La première étape de la manipulation consistera à recoller les deux morceaux d'image. Pour ce faire, nous avons besoin de séparer les deux morceaux en deux calques. Un petit coup de lasso est suffisant pour une séparation grossière (figure 2).
    Une sélection à la baguette nous permet ensuite de dégrossir la découpe (figure 3). Le seuil peut être plus important avec le calque du dessus car il recouvrira en partie celui du dessous. De plus, nous ajouterons un calque noir derrière les deux morceaux de l'image afin d'éviter d'avoir des "trous" dans l'image.

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    Nous pouvons ensuite appliquer le masque de calque sur le premier calque puis l'approcher de l'endroit de la déchirure (figure 4). Nous ajoutons, à présent, à nouveau, une masque blanc au premier calque. En activant celui-ci et en utilisant un pinceau, nous masquons les zones de déchirure du premier calque (figure 5). Une fois cette partie adaptée, l'ajout d'un léger flou gaussien sur le masque permettra de dissimuler le collage (figure 6).

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    Lorsque vous sentez que vous n'arriverez pas à faire mieux, jetez l'éponge et fusionnez les calques visibles (les deux morceaux + le calque noir). Le reste de la procédure utilise des techniques et outils différents.
    Pour la zone des arbres, l'outil tampon fonctionne à merveille. Pour l'utiliser, choisissez tout d'abord un pinceau très doux et de taille proportionnelle aux détails de l'image. Ici, nos arbres sont très uniformes, nous pouvons donc prendre un pinceau d'une taille importante. Attention, par uniforme, il faut comprendre que cette zone est constituée des mêmes détails, et non qu'il s'agit d'une zone de couleur unie.
    Pour utiliser le tampon, maintenez la touche CTRL enfoncée. En cliquant, vous allez donner le point de référence. Le prochain clic (sans CTRL) dessinera le motif du point de référence là où vous avez cliqué. Ensuite, en cliquant ailleurs, le point de référence sera le même, RELATIVEMENT l'endroit où est le point au moment du clic. Si vous n'avez jamais utilisé cet outil, faites quelques essais.
    La figure 7 vous montre le cas typique où vous ne pouvez pas utiliser le tampon. En effet, nous avons là deux zones de couleur différente séparées par une frontière. Si nous tamponnons de gauche à droite, nous déplaçons le problème. Il en va de même pour l'autre direction. Dans ce cas, il faut utiliser l'outil Barbouiller. Celui-ci vous permettra de mélanger une région et de créer un lieu de transition.

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    La zone de déchirure qui se trouve dans l'eau du lac se prête, quant à elle, à l'utilisation du tampon (figure 8). Cependant, alors qu'avec la forêt nous avons utilisé un pinceau doux, ici, il est préférable de faire usage d'un pinceau dur. En effet, les reflets noirs dans l'eau ne sont pas uniformes, et en tamponnant avec un pinceau doux, nous allons créer un flou. Avec un tampon dur, aucun problème (figure 9).

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    Idem pour la pliure sur la gauche de la photo. Un tampon dur fera l'affaire (figure 10). Le tampon est l'outil de prédilection pour les travaux de correction d'image. Cependant, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un outil très capricieux. Utilisez-le toujours dans le sens de l'image. Ainsi, pour les vaguelettes sur le lac, l'outil est à utiliser horizontalement. Pour les branches de l'arbre, sur la droite, il faut l'utiliser dans le sens des branches.

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    Ce n'est qu'ainsi que vous arriverez à un résultat acceptable, mais gardez à l'esprit qu'une photo usée ou endommagée n'est jamais entièrement "restaurable". Ne soyez donc pas déçu s'il vous faut recadrer l'image au final (figure 11).

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    Posté par Denis Bodor (Lefinnois) | Signature : Denis bodor | Article paru dans

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