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    Retrouvez cet article dans : Linux Magazine Hors série 15

    La profondeur de champ est la distance entre le sujet pris en photo et les autres éléments, qui détermine si ceux-ci sont flous ou non. En d'autres termes, en prenant un objet en photo, son arrière-plan est plus ou moins flou en fonction de la profondeur de champ. Dans certains cas, la profondeur de champ originale est gênante.

    Comment donner de la valeur à l'élément principal d'une scène ? Il suffit de le rendre plus visible et, pour cela, de rendre l'environnement moins remarquable. Cet article concerne la retouche d'une photo, mais sachez que ce genre de technique est souvent utilisée en 3D. En effet, les calculs nécessaires au rendu de la profondeur de champ sont très lourds. Les artistes préfèrent donc calculer une image sans cet effet et l'ajouter via un logiciel de retouche par la suite.
    Pour illustrer cet article, nous utiliserons une photographie quasi idéale. Il s'agit d'une fleur blanche sur un parterre de feuillage vert. La première étape consistera à séparer l'élément devant être plus visible (la fleur du reste de l'image). Une sélection à la baguette magique est ici idéale (figure 1). Il faut avouer que le contraste entre le blanc des pétales et le vert sombre du feuillage s'y prête particulièrement.

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    Une fois la sélection faite, nous nous empressons de la transformer en canal. Nous masquons ensuite le calque de l'image originale et affichons le canal (figure 2). Nous pouvons ainsi aisément supprimer les éléments centraux de la fleur à l'aide du lasso et de la gomme. Nous obtenons un masque de la fleur (figure 3). Celui-ci s'adapte parfaitement à notre photo si nous affichons le canal et le calque avec la photo (figure 4).

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    Nous pouvons dès lors transformer le canal en sélection, dupliquer notre calque d'image, ajouter un masque noir sur le calque supérieur, activer ce dernier et remplir la sélection de blanc. Après toutes ces manipulations, si nous masquons le calque inférieur, nous ne voyons que la fleur (figure 5). C'est d'ailleurs là tout l'intérêt des masques de calques.

     

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    Nous avons, à présent, deux calques (figure 6). Le calque supérieur nous permettra de conserver la fleur nette et intacte, et nous allons simuler une profondeur de champ plus réduite (en faisant un flou) à l'aide du calque inférieur. Désactivez l'affichage du calque supérieur et activez l'autre. La sélection qui nous a permis de remplir de blanc le masque de calque précédemment est normalement toujours présente. Si ce n'est pas le cas, récupérez la sélection depuis le canal.

     

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    Nous allons maintenant supprimer la fleur du calque inférieur. Pour cela, nous allons effacer le contenu de la sélection (et non la sélection elle-même). Cela nous donne un résultat comme la figure 7. En effaçant le contenu et non la sélection, nous conservons cette dernière pour l'étape suivante : appliquer un flou gaussien important après avoir inversé la sélection.

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    Le résultat correspond à la figure 8. Pourquoi avons-nous supprimé un élément de l'image puisque nous disposons d'une version nette de la fleur seule ? C'est bien simple, en appliquant un flou important sur l'image comprenant encore la fleur, le contraste entre celle-ci et le reste de l'image aurait joué en notre défaveur. En effet, le blanc des pétales se serait mélangé avec le vert sombre du feuillage en arrière-plan. Nous aurions obtenu une sorte de halo lumineux autour de la fleur.

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    L'avantage de supprimer l'élément en question et double. Nous souhaitons attirer le regard sur la fleur en dévalorisant le feuillage. Pour ce faire, nous jouons sur la netteté des deux éléments. Mais rien ne nous empêche d'accentuer encore davantage la différence en jouant sur le contraste. La suppression de la sélection nous permet d'ajouter un calque plus inférieur entièrement noir (figure 9 et 10). Celui-ci apportera une note sombre à la lisière du calque de feuillage.
    En affichant à nouveau tous les calques, nous obtenons une image nette et contrastée où l'élément le plus important est véritablement mis en valeur (figure 11 et 12).

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    Plus de perspective

    Jouer sur la profondeur du champ n'est pas qu'une affaire de mise en valeur d'un élément. Cela permet également de jouer sur la perspective de l'image, et éventuellement d'agrandir les distances entre les objets d'une photo. Si nous considérons l'image en figure 13, on constate que le sommet du sapin est presque net. Ceci pourra laisser entendre qu'il s'agit d'un petit sapin.

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    Ajouter de la perspective est ici un jeu d'enfant. Il nous suffit en effet de dupliquer le calque original et d'appliquer un flou sur le calque inférieur (figure 14). Nous avons alors deux versions de la photo et il ne nous reste plus qu'à définir une transition.

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    Le calque net étant en haut, nous allons lui ajouter un masque de calque et y appliquer un dégradé de haut en bas, du noir vers le blanc (figure 15). Ce dégradé appliqué à un masque revient à dire que, de haut en bas, nous laissons paraître de plus en plus de l'image qui est sur le calque où est le masque. Bref, plus nous allons vers le bas de l'image, plus la photo est nette.

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    En affichant tous les calques (figure 16), nous obtenons l'effet souhaité (figure 17). Il va de soi que si l'arrière-plan se trouve en bas, le dégradé devra être appliqué dans la direction inverse. Le taux de flou est également important afin de trouver un équilibre entre trop d'effet et trop peu. Un flou trop important décrédibiliserait le résultat final...

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    Posté par Denis Bodor (Lefinnois) | Signature : Denis bodor | Article paru dans

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