Retrouvez cet article dans : Linux Pratique Hors série8
Cette question, qui est fort pertinente, ouvre le champ à l'élaboration de listes à peu près infinies ou qui pourraient occuper toutes les pages du présent magazine à elles seules, en petite police... Alors je vous propose d'en faire un rapide tour d'horizon en tâchant de rester succinct.
Des administrations utilisatrices
En France :
- En janvier 2005, la Gendarmerie nationale généralise l’usage d’OpenOffice à 70 000 postes d'utilisateurs.
- Le ministère de la Culture convertit 1 700 postes utilisateurs.
- Dès 2007, plus de 400 000 postes informatiques de l’administration centrale française passeront de Microsoft Office à la suite bureautique OpenOffice.
Mais également bon nombre de mairies, comme celle de Tours (pour parler de ce dont je suis sûr), et quasiment toutes les universités de France. Un grand nombre de PME également, de manière spontanée, mais elles sont particulièrement difficiles à répertorier.
Et il est vrai qu'OpenOffice (suite bureautique), Firefox (navigateur web), Thunderbird (client de courriel), The Gimp (retouche d'images), VideoLan (lecteur vidéo), Gaim (messagerie instantanée), 7-zip (archivage/compression) constituent une offre bureautique fiable et complète. Ajoutez à cela des compilations intégrées sur CD permettant d'installer d'un clic toute cette collection sur n'importe quel poste de travail sous système d'exploitation propriétaire répandu, et vous comprendrez vite le choix des administrateurs système dans ce domaine (pour plus d'info, voir
http://free-eos.org/).
À l'international, si l'on scrute rapidement la presse des six derniers mois :
- Le Conseil des Ministres belge adoptait le format Open Document.
- Le ministère de la Défense de Singapour choisissait OpenOffice.org.
- La ville de Munich compte migrer 80% de son parc informatique vers GNU/Linux entre fin 2008 et mi 2009.
- Juillet 2006 : le gouvernement de Croatie adopte une stratégie d'usage des Logiciels libres et souhaite développer l'usage des Logiciels libres au sein des institutions du gouvernement et des administrations.
Et nous reparlerons plus loin des universités américaines, dans la partie contribution.
Des entreprises utilisatrices
En France, on trouve des sociétés comme Free ou Bull, qui se comportent en consommateurs passifs de Logiciels libres.
À l'international, de nombreuses sociétés arborent des étiquettes " powered by Linux " ou Apache ou BSD... Les lister ici ne serait pas particulièrement pertinent... Alors, passons tout de suite aux créateurs de Logiciels libres !
Les institutions qui contribuent...
En France :
- le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique) ;
- le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) ;
- l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) ;
- l'École Centrale de Paris avec le projet VidéoLan Client ;
- l'École des mines de Nancy (héberge des images ISO) ;
- les régions Bretagne et PACA ;
- les universités de Bretagne Occidentale, de Versailles, de Rennes (participation au projet Bureau Libre).
À l'international :
- la NASA ;
- les universités de Berkeley (avec les systèmes d'exploitation BSD), Illinois, MIT ;
- les fondations telles que la Free Software Foundation, Jabber Software Foundation, Apache Foundation, Mozilla Foundation...
Les entreprises qui contribuent...
En France :
- Mandriva (distribution GNU/Linux éponyme) ;
- AdaCore (compilateur Ada 2005 GNAT intégré à GCC, environnement de développement multi-langages GPS et contributions actives à GCC lui-même) ;
- les membres du réseau libre entreprise : http://www.libre-entreprise.org/ ;
- les membres du réseau Gitoyen : http://www.gitoyen.net/ ;
- et un nombre important et grandissant de SSLL (Société de Services en Logiciels Libres) plus modestes telles que : Néréide, Quantic et Nativ'Object, pour ne citer que les trois entreprises situées à moins de 15 minutes en voiture de chez moi...
À l'international, pour ne citer que les plus connues :
- Red-Hat ;
- LinSpire ;
- Novell ;
- IBM ;
- Sun ;
- HP ;
- Intel ;
- Apple ;
- NetGear ;
- RealNetworks ;
- Trolltech.
Petite précision : bien sûr, toutes ces listes sont largement incomplètes, arbitrairement choisies et organisées ; elles ont pour seule prétention de donner une idée de l'importance et du volume de l'éco-système libre, et de son degré d'intégration dans les mœurs...
Toutefois, on constate que les Logiciels libres ne sont pas tous développés par des programmeurs du dimanche, seuls dans leur salon. Les Logiciels libres sont le fruit d'efforts importants, consentis par de nombreuses structures (associations géographiques comme les LUG, philosophiques comme l'APRIL ou l'AFUL, technologiques comme les Mongueurs de Perl ou Ada-France, entreprises, entités nationales, régionales...) et leur fiabilité ainsi que leur adaptabilité n'est plus à prouver.
Heureusement, il reste encore une grande place pour l'esprit communautaire dans tout ça, et de simples projets d'hier grandissent encore aujourd'hui pour peut-être devenir les logiciels phares de demain
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> comme Free ou Bull, qui se comportent en consommateurs passifs de Logiciels libres.
La situation a quelque peu évolué:
http://www.bullopensource.org/