Retrouvez cet article dans : Linux Pratique Hors série 7
Le dessin vectoriel
Ce qu'il est convenu d'appeler " Dessin Vectoriel " concerne un domaine graphique longtemps désigné sous le vocable restrictif d'" Illustration ", dont l'outil de mise en œuvre le plus renommé, à tort ou à raison, fut et reste Illustrator d'Adobe. Quiconque l'a utilisé une fois sait ce qu'est un programme d'illustration en dessin vectoriel. Non seulement, il est possible de produire des tracés à partir d'entités géométriques prédéfinies en nature et modifiables à volonté en attributs, mais aussi on pourra avec ce genre d'outil :- remplir les formes closes avec des aplats et des dégradés de couleurs ou des motifs bitmap ou vectoriels ;
- combiner entre elles les formes simples pour obtenir des formes complexes ;
- disposer puis transformer interactivement à la souris les courbes de Bézier ou n'importe quelle entité sans se préoccuper de coordonnées ou de dimensions ;
- simuler le réel avec des options de dégradés de forme (qui simulent les volumes), de transparence en dégradé ou non, de calligraphie, d'ombrage, de biseautage et d'éclairage directionnel (XaraLX), etc. ;
- construire un projet par emploi de sous-ensembles prédéfinis (cliparts) modifiables à volonté ;
- manipuler du texte, des blocs de texte et les combiner à des images pour confectionner des mises en page de documents destinés à la publication (PAO avec OpenDraw ou XaraLX) ;
Le DAO
Le DAO doit être entendu comme " Dessin Technique Assisté par Ordinateur ". Ici, la machine remplace la planche à dessin, alors que le programme remplace les outils de dessin : crayon, équerre, balustre, gomme, feuilles de calque... La production DAO, appelée " plan ", se soucie de l'exactitude des formes et des dimensions relatives, avec un respect absolu de la normalisation de représentation. Point de fantaisie dans ce domaine, parce que le Dessin Technique est un langage universel et, comme tout langage, il se plie à des règles de syntaxe, faute de quoi il ne pourrait être compris. De plus, un plan représente à une échelle choisie un objet réel destiné à être matérialisé. Les formes de celui-ci ne sauraient être quelconques ; elles doivent être réalisables par les différents procédés de fabrication dont on dispose. Cela limite énormément leur nombre possible. Le segment de droite et l'arc de cercle (le cercle étant un arc particulier de 360°), parfois la courbe de Bézier, suffiront dans la plupart des cas à représenter tout objet. Mais la mise en position et le dimensionnement de ces entités sont rigoureux. Une batterie d'outils d'édition et d'accrochage spécifiques au DAO permettent le respect de ces exigences. Ainsi, pourra-t-on :- dessiner des formes simples qui, combinées entre elles, construiront des profils complexes ;
- éditer les entités pour les couper, les ragréer, les raccorder, les chanfreiner... changer leurs attributs d'épaisseur et d'aspect en respectant la normalisation en vigueur ;
- placer les entités les unes par rapport aux autres en les reliant à une fin d'entité, un centre de cercle, une intersection existante, un milieu d'entité, etc. ;
- contraindre géométriquement les entités à être parallèles, perpendiculaires, tangentes, médianes, médiatrices, distantes,... d'une autre entité ;
- dupliquer les entités sur le même calque ou sur un autre ;
- insérer des sous-ensembles paramétrables d'éléments répétitifs et standardisés en recourant à des bibliothèques d'éléments ;
- remplir des formes closes avec des hachures normalisées pour signaler les surfaces vues en coupe ;
- dimensionner les éléments avec une cotation précise à plusieurs décimales ;
- écrire des annotations en caractères et symboles normalisés ;
- déformer, redimensionner, déplacer des éléments tandis que la mise à jour de la cotation des éléments concernés s'effectue automatiquement.
En conclusion
Il y a donc entre le Dessin Vectoriel et le DAO des similitudes et des différences comparables à celles que l'on trouverait entre, par exemple, la scie égoïne et le passe-partout. Les deux instruments servent à couper du bois, sont munis d'une lame dentée coupante et opèrent pareillement d'un mouvement de coupe alternatif. Mais l'un est destiné à scier des bois de petites sections et est manié par un seul ouvrier : c'est l'égoïne. L'autre sert aux bûcherons pour abattre les arbres ou aux scieurs de long pour débiter les troncs en planches. Il faut deux individus solides pour l'utiliser, un à chaque extrémité. Comme il a déjà été dit, c'est donc l'usage auquel est destiné un outil, et les méthodes d'emploi qui en découlent, qui le différencient d'un autre. Ainsi en est-il du Dessin Vectoriel et du DAO. C'est ce que le magazine se propose de vous faire découvrir par l'exemple dans les pages qui suivent.Retrouvez cet article dans : Linux Pratique Hors série 7





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