KTorrent : le client BitTorrent pour KDE
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Linux Pratique
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Ktorrent est un client BitTorrent parfaitement intégré à KDE. Il permet de gérer vos téléchargements depuis cet environnement de bureau de façon quasi transparente, tout en restant hautement paramétrable. KTorrent dispose de nombreuses fonctionnalités qui en font un client BitTorrent assez complet. Bien sûr, il permet de télécharger des torrents, tout en laissant la liberté de spécifier des limites aux vitesses d'émission et/ou de réception. Il permet également de mener des recherches sur l'internet au travers de divers moteurs qu'il est possible de configurer, et même d'afficher les pages collectées dans un navigateur internet incorporé dans un onglet. Il permet de bloquer les adresses IP de clients indésirables, supporte des protocoles de cryptage, et permet de régler la bande passante en fonction des horaires de la journée, pour offrir un maximum de disponibilité aux sangsues lorsque votre connexion n'est pas ou peu exploitée. Enfin, dans sa dernière version, KTorrent intègre un agrégateur interne de flux RSS ainsi qu'un moteur de recherche multicritère, et permet même de localiser des pairs sur un réseau local.

Prise en main de KTorrent

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Fig. 1 : L’interface de KTorrent au démarrage

L'interface de KTorrent est un petit peu plus intimidante que la moyenne, lors de la première ouverture. Pourtant, elle ne présente rien de véritablement exceptionnel. En effet, avec les traditionnels menus, barre d'outils et barre d'état, on se sent déjà en terrain connu. Mais l'essentiel de la fenêtre est divisé en trois onglets : Downloads, qui recense les téléchargements en cours ; Uploads, qui, pour sa part, liste les fichiers ou les blocs en cours d'émission ; Chercher, enfin, qui donne accès au module de recherche des torrents et l'affichage des pages d'internet. La plupart des actions possibles sont accessibles à la fois depuis le menu principal, depuis la barre d'outils et enfin sous forme de menus contextuels accessibles grâce au bouton droit de la souris. Nous retiendrons les principales commandes de cette application, également accessibles au travers du menu Téléchargements : /img-articles/lp/41/art-1/i1.jpg et /img-articles/lp/41/art-1/i2.jpg : les icônes Démarrer et Tout démarrer permettent respectivement de démarrer/reprendre un téléchargement ou tous les téléchargements à la fois. /img-articles/lp/41/art-1/i3.jpg et /img-articles/lp/41/art-1/i4.jpg : les icônes Arrêter et Tout arrêter permettent respectivement de stopper un téléchargement ou tous les téléchargements à la fois. /img-articles/lp/41/art-1/i5.jpg : l'icône Supprimer permet d'annuler définitivement un téléchargement. /img-articles/lp/41/art-1/i6.jpg : cette icône permet d'Ouvrir la file d'attente... /img-articles/lp/41/art-1/i7.jpg : l'icône Enqueue/Dequeue permet de remettre en file de téléchargement un fichier arrêté.

Une session classique

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Fig. 2 : Le menu contextuel de Konqueror vous permet d'ouvrir un lien .torrent directement avec KTorrent grâce au bouton droit de la souris.

De nombreux sites sur les Logiciels libres proposent des liens vers des fichiers torrents. En fonction du degré d'intégration de vos outils, en cliquant sur un tel lien depuis votre navigateur, vous téléchargerez automatiquement le torrent. Par exemple, si vous utilisez Konqueror, en utilisant le bouton droit de votre souris sur un lien torrent, un menu contextuel vous permet d'ouvrir le lien avec Ktorrent. Le logiciel se charge automatiquement et une fenêtre apparaît pour vous demander où sauvegarder la cible du torrent. Après avoir sélectionné un emplacement et appuyé sur OK, le téléchargement débute immédiatement. En temps normal, au démarrage de Ktorrent, les différents onglets sont vides, à moins que des téléchargements inachevés figurent encore dans les listes, auquel cas l'usage du bouton Tout démarrer permettra de reprendre les téléchargements suspendus. Si vous savez quel logiciel télécharger, mais que vous n'avez pas d'idée précise de l'endroit où trouver l'adresse du torrent correspondant, rendez-vous dans l'onglet Chercher. Dans le champ correspondant, saisissez le nom de l'application souhaitée. Tout à fait à droite, choisissez un moteur de recherche parmi ceux disponibles. Appuyez ensuite sur le bouton Chercher pour voir apparaître une page internet recensant des liens vers des torrents répondant à votre recherche. Comme tout moteur de recherche, ceux-ci sont inégaux et parfois spécialisés ; certains sont sobres et dépouillés, d'autres chargés de bannières publicitaires (parfois peu recommandables). En cliquant sur le lien de votre choix, parmi ceux présentés, vous êtes la plupart du temps redirigé vers une nouvelle page présentant des détails sur le torrent, comme par exemple le publieur, le nombre de fichiers et de pisteurs, ainsi que, bien sûr, la taille et des commentaires éventuels. Surveillez en particulier le nombre de graines (seeders) et de sangsues (leechers) pour savoir si vous allez avoir des difficultés à télécharger le torrent. N'hésitez pas à laisser tomber un torrent dont la " santé " est mauvaise, vous risqueriez de ne jamais arriver au bout de son téléchargement. Le téléchargement peut alors commencer, en cliquant généralement sur un dernier lien ou bouton souvent intitulé Download. Le fichier torrent apparaît alors dans la file de l'onglet Downloads. Celui-ci présente de nombreuses informations sur les torrents en cours de chargement : nom du fichier, état (en pause, téléchargement), le nombre de mégaoctets que fait le torrent, que vous avez déjà téléchargés ou que vous avez déjà émis, les vitesses de réception et d'envoi, une notion du temps restant et du pourcentage téléchargé, ainsi que le nombre de clients auxquels vous êtes connectés. Vous noterez que, par défaut, les blocs que vous avez téléchargés sont automatiquement redistribués : vous participez ainsi à la santé du torrent et rendez à l'ensemble des usagers ce qu'elle vous donne. Vous noterez au pied des onglets Downloads et Uploads des écrans également découpés en petits onglets, qui proposent des informations plus concises sur le fichier sélectionné dans la liste en cours d'échange. En particulier, nous retrouvons les onglets suivants :

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Fig. 3 : La partie inférieure de l'onglet renseigne l'utilisateur sur de nombreux facteurs, comme la santé d'un torrent, par exemple.

  • État : cet onglet renseigne sur le nombre de leechers et de seeders, les vitesses moyennes d'émission et de réception, l'état du pisteur ainsi qu'une vision graphique des blocs (chunks) téléchargés et disponibles.
  • Clients et Chunks : ces deux onglets permettent de rassembler des informations sur les seeders auxquels vous êtes connectés (ou les leechers connectés à vous, si vous partagez des fichiers). Outre les débits respectifs de chacun ou des détails sur leur nationalité, leur adresse IP ou leur client de torrent, vous pouvez également garder un Å“il sur les blocs reçus, leur taille, et ainsi de suite.

Partager un torrent ?

Bien sûr, vous pouvez vous aussi partager un torrent, et rendre ainsi à la communauté des donateurs un peu de votre bande passante. Cela se fait assez simplement, grâce à l'icône Nouveau qui appelle une interface de création d'un torrent.

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Fig. 4 : L'interface de création d'un torrent est extrêmement simple

Usage avec linuxtracker La procédure qui suit est à appliquer avec linuxtracker.org. Il vous faudra décocher Private torrent et saisir http://linuxtracker.org/announce.php comme URL. Une fois fait, vous vous rendrez sur http://linuxtracker.org/ et vous vous connecterez grâce à votre identifiant et votre mot de passe. Dans le menu latéral gauche se trouvera une rubrique nommée Torrents avec un lien Upload, sur lequel vous cliquerez. Sur la nouvelle page, vous définirez impérativement l'emplacement du torrent sur votre disque, le nom du torrent, sa description (en essayant d'être concis), et une catégorie (par exemple Linux Software). Cliquez ensuite sur le bouton Upload.Torrent pour commencer à partager votre torrent. Quelques instants plus tard, le Tracker Status (dans l'onglet État en bas de la fenêtre Uploads) passe à OK. Il ne vous reste plus qu'à patienter quelques heures (24 heures sont généralement préconisées pour permettre à un torrent de se diffuser correctement) pour que votre fichier soit téléchargé au moins quelques fois et qu'il commence à se propager. Pendant ce temps, bien sûr, il est recommandé de ne pas débrancher son ordinateur ou sa connexion à la Toile. Dans le champ supérieur, il vous faut saisir un nom de fichier ou un répertoire qui sera mis à disposition sous forme de torrent. Un sélecteur de fichiers vous assiste dans cette opération. Parmi les options de mise à disposition, vous pouvez en particulier définir la taille de chaque bloc (chunk) et permettre le partage immédiat du fichier. Mais pour l'instant, si votre torrent est effectivement partagé et à disposition, nul n'est encore au courant de son existence et personne ne le télécharge. Pour avertir la communauté de la mise à disposition d'un nouveau fichier, il vous faut le signaler à un traqueur, qui se chargera de relayer l'information aux clients intéressés. Dans la partie réservée aux pisteurs, vous ajouterez l'URL HTTP normale du ou des pisteurs de votre choix ; si le pisteur est public, vous pouvez vous en tenir là ; pour un pisteur privé, il faut spécifier l'URL qui vous est communiquée par celui-ci, probablement avec un mot de passe ou quelque chose de similaire, auquel cas il vous faudra également cocher la case Private torrent. Vous utiliserez Ajouter pour insérer de nouveaux pisteurs dans la liste, et finalement vous cliquerez sur le bouton Créer pour générer le torrent (une fenêtre de navigation vous permettra de choisir le nom et l'emplacement de sauvegarde du torrent), ce qui peut prendre du temps.

Conclusion

Malgré une interface à la traduction incomplète et imparfaite, Ktorrent se révèle être un client agréable à l'emploi et efficace au quotidien. Les gros consommateurs de torrents devraient s'y retrouver, tandis que les consommateurs occasionnels – qui ne souhaitent pas se compliquer la vie plus qu'un clic droit sur un torrent depuis le navigateur internet de KDE, Konqueror – devraient être comblés.

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