Édito : Linux Pratique 74
Mis en ligne le : 29/10/2012
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    Alors que GNOME 3.6 vient tout juste de faire son apparition, les critiques négatives demeurent... Pourtant, de nombreux efforts ont été fournis, en termes d’ergonomie, pour reconquérir le cœur des utilisateurs. La faute à qui, ou plutôt à quoi ? GNOME Shell semble avoir été l’élément déclencheur... Canonical s’est d’ailleurs empressée à l’époque de créer sa propre interface pour Ubuntu (Unity) qui, au passage, n’a pas elle non plus enthousiasmé les foules. Un autre point qui reste très controversé est le renommage des applications formant le noyau du bureau - pourtant intégrées à GNOME depuis plusieurs années et bien connues de ses utilisateurs, avec des termes plus " génériques ". Nautilus devient ainsi " Fichiers ", Empathy devient " Discussion ", Epiphany devient " Web ", etc. Un choix curieux, certes, mais compréhensible au fond : celui qui n’a jamais entendu parler d’Epiphany (sinon au moment de manger la galette) ne cliquera peut-être pas instinctivement sur ledit lanceur pour surfer sur le Web... (bien qu’il soit classé, dans la rubrique " Internet " des applications et qu’une infobulle, voire son nom complet, indique clairement " navigateur web "... hum hum...).

    Pour les nostalgiques de l’ancien GNOME, sachez qu’il existe un fork, le projet MATE, dont le développement a commencé fin 2011. Il est proposé depuis plusieurs mois dans la distribution Linux Mint et il se pourrait qu’il fasse prochainement son apparition dans le dépôt principal de Fedora (à l’occasion de la sortie de Fedora 18, prévue pour le 04 décembre). Autre signe qui vient confirmer le désintérêt des utilisateurs vis-à-vis de GNOME 3 : l’adoption probable d’Xfce comme environnement de bureau par défaut pour Debian 7, une distribution pourtant fidèle à GNOME depuis ses débuts...

    Pas assez intuitive ? Trop " bling bling " ? Il est vrai que l’interface de GNOME 3 est quelque peu déroutante (enfin, tout est relatif, car si on la compare à celle de Windows 8, il n’y a rien de plus standard ;-)) et c’est la première à proposer quelque chose de vraiment différent en termes d’expérience utilisateur. C’est peut-être là l’explication du peu de succès qu’elle rencontre ; les utilisateurs ont finalement du mal à s’y retrouver. Beaucoup crient haut et fort que GNOME 3 est incompréhensible, voire inutilisable pour les débutants. Au contraire, je pense que ces derniers doivent très bien s’en sortir, car eux, n’ont aucun à priori. Ceux qui râlent le plus sont finalement ceux qui l’utilisent depuis quelques années (j’en fais partie, mea culpa...).

    Les habitudes (bonnes ou mauvaises) ont la vie dure...

    Si GNOME 3 est le " mal aimé " des desktops du moment, n’est-ce pas avant tout parce qu’il est mal connu ? Car les addicts de GNOME 3, eux, ont appris à le personnaliser, à l’adapter à leurs besoins (merci les extensions pour GNOME Shell !), usent et abusent des raccourcis clavier pour le contrôler et de ce fait, trouvent que leur bureau n’a en rien perdu de son usabilité. Ils se sont simplement appropriés leur nouvel environnement. C’est comme cela que l’on passe d’un " GNOME 3 est une abomination " à " GNOME 3 ça déchire ! ".

    Fleur Brosseau

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