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    Le californien Averatec, arrivé depuis peu en France, s'est spécialisé dans les ordinateurs portables d'entrée de gamme. Avec son Averatec 3715, il inaugure une série consacrée aux ultra-portables, en dessous de la barre des 2 kg.

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    Ordinateur portable Averatec 3715 :
    AMD Sempron 3000+ à 1,8 Ghz ; 512 Mo de RAM ; 80 Go de disque dur ;
    écran 12,1 pouces 1024x768 ; graveur DVD+/- double couche ; 802.11g ;
    Ethernet 10/100 Mbps ; puce graphique Unichrome Pro 64 Mo ; 3 ports USB2 ;
    1 port mini-Firewire ; sortie VGA ; modem v92 ; 1 port PC Card ; lecteur de carte 4 en 1. 275x225x29 mm ; 1,8 kg ; 1100 € env.

    En effet, celui-ci affiche tout juste 1,89 kg sur la balance. Son apparence extérieure est tout à fait à son avantage : un aspect blanc et gris argenté lui donne un air d'iBook du plus bel effet, renforcé par sa compacité et son écran 12,1 pouces. Son clavier, au toucher un peu sec, reste confortable, sauf la touche [Maj-droite], difficile à viser. La finition d'ensemble est bonne et inspire la solidité. Pour nos tests, nous avons installé une Mandrivalinux 2006. L'installation, du partitionnement à la détection du matériel, s'est faite sans accroc notable, hormis le processeur, mal détecté. Mandriva ayant installé un noyau multiprocesseur, alors que le Sempron n'est qu'un simple cœur, le système était très instable. L'installation d'un noyau standard a rétabli le calme.

    Les composants

    Tous les composants de ce portable sont donc en accord avec l'exigence de prix minimal : disque dur assez lent (4200 tours/minutes) mais de 80 Go et 8 Mo de cache, processeur AMD Sempron 3000+ cadencé à 1800 Mhz (seulement 128 Ko de mémoire cache L2, ça fait lent pour les calculs avancés), écran en 1024x768, carte graphique Unichrome Pro intégrée au chipset Via (32 Mo de RAM partagée). Cette dernière ne fait d'ailleurs pas de merveilles. D'autant moins que son support dans Xorg n'est pas des mieux développés non plus – Via ne fournissant pas de pilotes pour elle, et le projet libre pour Unichrome avançant assez lentement. Bref, il nous a fallu choisir le pilote Xorg vesa, qui s'avère tout à fait fonctionnel, au moins pour la bureautique et l'internet. Satisfaction par contre pour le graveur de DVD+/-RW, de marque LiteOn, capable de graver les DVD double couche. Pour le reste, c'est du classique : 512 Mo de RAM DDR333, 3 ports USB2, un mini-Firewire, modem v92, Ethernet 10/100, lecteur SD/MMC/MS (pas reconnu...), PCMCIA, sortie VGA.

    Connexion réseau

    La connectivité réseau se limite à du 802.11g, sans Bluetooth ni infrarouge. Elle est assurée par une puce Ralink RT2500 sur port mini-PCI. C'est une bonne et mauvaise nouvelle à la fois. Bonne en ce que Ralink est un des rares constructeurs à procurer des pilotes libres pour ses cartes – celui pré-installé par Mandrivalinux 2006 était instable, mais la version plus récente, une rapide et simple compilation plus tard, a rempli son office. Mauvaise en ce que la qualité du signal se dégradait très vite, beaucoup plus vite, dans les mêmes conditions de test, que pour les puces Broadcom ou Centrino : dans la même pièce que notre point d'accès, sans obstacle, nous avions déjà une, voire deux barres en moins sur la petite icône netapplet. Ceci dit, le signal restait très stable et très fiable. Un bon point : un bouton est prévu, sur la tranche avant, pour désactiver la puce sans-fil, afin d'économiser la batterie pour un travail sans accès au réseau ; un tel bouton est nettement plus confortable que de passer par le BIOS.

    Gestion de l’énergie

    Le processeur AMD Sempron 3000+ est aussi capable, en théorie, de gérer l'économie d'énergie, et de passer automatiquement de 1800 à 800 Mhz, selon qu'il est sur secteur ou pas ; mais ce passage n'a pas voulu fonctionner. Un bouton est prévu, en haut à gauche du clavier, pour basculer manuellement ; malheureusement, il n'est pas plus pris en compte par notre distribution. Il génère cependant un message noyau quand on appuie dessus, ce qui devrait permettre de lui attribuer une action, en bidouillant un peu. Heureusement, en passant par Klaptop, l'ACPI a enfin pu être pris en compte normalement : les différents profils d'économie d'énergie fonctionnent bien. L'autonomie est alors tout à fait correcte : à peu près 2 h en utilisation bureautique avec Wifi activé, c'est honnête. Et silencieux, car le ventilateur ne se met que rarement en marche, du moins en utilisation courante.

    Les limites

    En pratique, l'Averatec 3715 souffre un peu trop des limitations de son processeur, de la cadence un peu faiblarde de sa mémoire vive et de sa carte graphique. L'utilisation bureautique ou internet est correcte. Mais il commence déjà à s'essouffler dès la lecture d'un simple DVD (saccade, gel), pour peu qu'une autre application tourne en parallèle. Et la création d'un DivX nous a pris presque 20 minutes de plus, à réglages et film identiques, qu'avec un portable basé sur Centrino 1,8 Ghz. Quant à la 3D, autant l'oublier.
    Un ordinateur de compromis, donc, qui a le mérite de mettre à la portée du grand public un format de portable habituellement réservé aux bourses les mieux remplies. Il ne faudra certes pas en attendre des performances miraculeuses, mais solide et bien équipé, il satisfera pleinement tous ceux qui recherchent bureautique et internet en toute légèreté.

    Posté par (La rédaction) | Signature : Jean-Noël Pierron | Article paru dans

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