Le tout nouveau GNU/Linux Magazine est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.
|
|
------------- News
Kernel Corner
SysAdmin
NetAdmin
(Pour visualiser le sommaire complet, voir ci-dessous) |
SOMMAIRE (suite)
Embarqué
- p. 62 Comment faire entrer quatre éléphants dans un Eee PC ?
Hack(s)
- p. 66 Perles de Mongueurs
Repères
- p. 68 À la découverte de NetBSD : saison 1, épisode 2
Code(s)
- p. 80 Config::Model – Créer un éditeur graphique de configuration avec Perl (2e partie)
- p. 86 Les nouveautés de PHP 5.3
Édito
GNU/Linux Magazine est votre ami.
Avez-vous remarqué comme notre environnement et notre " communauté " changent au fil du temps ou, plus exactement, comme ils grossissent et font apparaître un certain nombre de courants en leur sein ?
Je suis retombé par hasard sur le document écrit par Eric S. Raymond (ESR), fin 1998 : " À la conquête de la noosphère " (" Homesteading the Noosphere "). Ce papier vieux de maintenant 11 ans tente de faire une analyse du milieu hacker en observant les différences entre l’idéologie affirmée et le comportement effectivement adopté, le tout en faisant l’analogie avec certaines cultures assez proches.
ESR décrit la genèse de la culture du don dans le monde des développeurs et explique l’évolution du milieu de l’Open Source. Il est très étonnant de constater que, à la lecture du document, le fond reste invariablement le même aujourd’hui. Au moment où ESR rédige cet article, il n’y a pas d’Ubuntu, pas d’utilisation aussi massive d’OpenOffice et encore moins d’interaction forte entre de grosses entités et l’open source.
Depuis, un nouveau sous-ensemble a massivement rejoint le monde de l’Open Source : celui des purs utilisateurs. Ne me comprenez pas de travers, ce terme n’est pas péjoratif du tout et se borne à décrire les utilisateurs ne contribuant que très peu ou pas du tout. Ce qui est très intéressant, c’est de constater que cette description de l’écosystème open source et l’analyse d’ESR restent parfaitement valables dans ces nouvelles conditions. Ainsi, la culture du don découlant de l’abondance, motivée principalement par le gain de prestige est également le moteur de cette communauté.
Observez les comportements autour de vous. Quelqu’un qui installe Ubuntu n’est pas n’importe qui : " Ah non ! Moi, je suis sous Linux ". Même les gimmicks et expressions issus des groupes les plus anciens et les plus politiques de la communauté sont de la partie.
C’est donc bien le même modèle, jusqu’aux différentes motivations et aux " neuf attitudes " décrites par ESR qui sont applicables. Relisez ce document, c’est tout aussi surprenant que rassurant (http://www.linux-france.org/article/these/noosphere/).
Sur ce, je vous laisse explorer le numéro de ce mois en vous donnant rendez-vous au 31 octobre prochain pour le numéro 121.
Denis Bodor

