Catégorie : News     Tags :      1 Commentaire

    Le tout nouveau GNU/Linux Magazine est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.

    ug_lm123

    >
    >
    Où trouver GNU/Linux Magazine près de chez vous (Entrez un code postal)

    -------------

    News

    • p. 4 Free Open Source Software Academia, première édition

    SysAdmin

    • p. 6 Utilisation de smartcards GnuPG V2
      au " quotidien ", Partie 1

    NetAdmin

    • p. 20 389 Directory Server as ISC DHCP backend
    • p. 23 Automatisez vos connexions SSH avec Bélier

    Embarqué

    • p. 26 Programmation de droïd : le client lourd

    (Pour visualiser le sommaire complet, voir ci-dessous)

    SOMMAIRE (suite)

    Hack(s)

    • p. 40 Perles de Mongueurs - Conversion de dates

    Repères

    • p. 42 Parce qu'y'en a marre - Comment être indispensable à un projet ?
    • p. 45 Les technologies clusters

    Unixgarden

    • p. 52 NetBSD s01e04 : Construire ses paquets pour pkgsrc

    Code(s)

    • p. 60 Optimisation d’applications en Pharo
    • p. 68 Ecriture d’un module RADIUS : validation de tickets CASCet article présente une façon de personnaliser un serveur RADIUS avec l’écriture d’un module spécifique pour le système CAS. Avec ce module, il sera possible de faire de l’authentification SSO sur des portails captifs à interface web.
    • p. 78 Le langage PIR, seconde partie
    • p. 92 Des substituts d'objets avec EasyMock

    Édito

    " It’s a sign of Ubuntu’s growing maturity as a mainstream platform for regular users. "
    Lors du dernier Ubuntu Developer Summit (UDS), la décision a été prise de retirer The Gimp de l’installation par défaut de la future Ubuntu 10.04. Il semblerait, en effet, que cette application soit jugée par certains comme trop complexe pour le simple utilisateur (le regular user). Cette décision aura sans doute été prise sur la même base de réflexion que celle ayant conduit à la désactivation du raccourci [CTRL]+[ALT]+[BACKSPACE] permettant de tuer le serveur ou quelques autres éléments du même type.
    La question, derrière ces changements qui se font petit à petit dans l’environnement des distributions GNU/Linux, mériterait à mon sens bien plus de réflexion. Faut-il vraiment faire, des machines sous GNU/Linux, des appliances clés en main pour utilisateurs qu’on suppose peu enclins à comprendre ce qu’ils utilisent ?
    Le mouvement semble général. Chrome OS, le dernier jouet à la mode chez Google, axe sa philosophie dans le même sens. Pourquoi donc livrer un système complet avec fichiers, mises à jour et applications puisqu’il suffit de décider, à la place de l’utilisateur, que le navigateur est la seule chose dont il a et aura besoin ?
    Les interfaces simplifiées et une sélection judicieuse des applications par défaut semblent être la meilleure manière pour rendre les utilisateurs heureux. " Ceux qui veulent The Gimp pourront parfaitement l’installer " m’a-t-on dit. Certes, s’ils savent que l’application existe, s’ils comprennent la notion de " paquets " et s’ils connaissent la procédure (Synaptic devrait également disparaître au bénéfice d’une application " plus simple "). Cela n’est pas sans rappeler des théories douteuses dont " les applications graphiques sont plus simples que la ligne de commandes et les fichiers de configuration ". Si l’on explique à un enfant de 10 ans ce qu’il y a dans /etc/network/interfaces, il trouvera sans doute cela plus simple que l’interface touffue du Network Manager de GNOME ou celle de Windows XP.
    A force de simplifier, de retirer toutes difficultés et toutes nécessités de comprendre, c’est une forme de liberté qui va finir par disparaître. Celle qu’ont les utilisateurs souhaitant comprendre et maîtriser, mais qui ne trouveront finalement aucun point d’entrée pour appréhender le système.
    Un ordinateur personnel n’est pas un lecteur DVD de salon, une friteuse ou une tondeuse à gazon. Par définition, s’il devient aussi simple à utiliser que cela, l’ordinateur personnel n’en est plus un. C’est une appliance carrée, rigide et à laquelle les utilisateurs doivent se plier. Un système UNIX n’est pas cela non plus. KISS (Keep it Simple, Stupid) signifie " préserver la simplicité pour que l’utilisateur puisse comprendre " et non pas " cacher la complexité et retirer tout ce que l’utilisateur pourrait avoir à comprendre/apprendre ".

    echo "Un peuple prêt à sacrifier un peu de "\
    "ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les "\
    "deux. -- Benjamin Franklin" | \
    sed -e "s/peuple/utilisateur/" \
    -e "s/sécurité/simplicité/" \
    -e "s/une/un/;s/Benjamin Franklin/Moi/"

    Rendez-vous le 30 janvier pour la suite de nos aventures et toujours beaucoup de choses à apprendre et comprendre…

    Denis Bodor

    Posté par (La rédaction) |

    Il y a actuellement un commentaire dans “GNU/Linux Magazine N°123 – JANVIER 2010 – Chez votre marchand de journaux”

    1. 1 Le 2 janvier 2010, cedric[10] ecrivait:

      Voilà un édito qui laisse un sentiment d’ambivalence ; la définition de KISS qui est donnée ici me plaît beaucoup, c’est pourquoi j’utilise et conseille souvent Slackware, car c’est justement un système UNIX « préservant la simplicité pour que l’utilisateur puisse comprendre ». Cependant Ubuntu apporte un autre type de simplicité, et par conséquent une autre définition de KISS, comme par exemple « un premier système Linux pour les non-informaticiens » ; après cela, les plus curieux sont libres d’explorer d’autres distributionx Linux ;)

      PS: il manque un fragment de citation.

    Laissez une réponse

    Vous devez avoir ouvert une session pour écrire un commentaire.